Biographie

L’artiste

Diane Beauchamp

Originaire de Montréal, Diane Beauchamp sera amenée dès son plus jeune âge à parcourir la belle province. Attirée par toutes les formes d’art, elle suivra des cours dans diverses disciplines telles que la danse, le chant, le piano, le théâtre et la couture. Néanmoins, elle reviendra toujours vers le dessin, de loin son mode d’expression préféré. En 1973, lorsque sa mère lui offre un premier coffret de peinture à l’huile, elle découvrira alors sa vraie passion. Autodidacte, elle apprendra pas à pas les rudiments de la peinture en observant et en reproduisant Les tournesols de Van Gogh et d’autres classiques du genre. Cet apprentissage vient lui confirmer qu’elle à enfin trouver sa voie, et, entre 1975 et 1978, elle entreprendra à Québec ses premiers cours en dessin et en peinture à l’huile.

À partir de 1979, une nouvelle page s’ouvrira pour elle lorsque, jeune adulte, elle s’établira en Outaouais. En effet, désireuse de développer son art, elle suivra de 1982 à 1984 une série de cours au CEGEP de l’Outaouais qui lui permettra d’approfondir le dessin, la couleur et l’organisation picturale. C’est d’ailleurs dans le dernier volet de cette série qu’elle sera sensibilisée à l’aquarelle par l’entremise de son professeur Rita Rodrigue, aquarelliste bien connue de la région. Suite à cette rencontre, elle contribuera à la naissance de l’Atelier Contre-jour qui regroupera de 1984 à 1992, sous la direction de Rita Rodrigue, une quinzaine d’artistes. Ainsi, en 1984, elle sera de leur première exposition collective au café Les vieilles pierres à la Maison Farley située à Aylmer. Cette expérience de groupe lui permettra également de faire du modèle vivant et d’entrer en contact avec d’autres artistes tout aussi passionnées qu’elle pour l’aquarelle.

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En 1986, elle exposera ses aquarelles au Théâtre de l’Ile de Hull en compagnie de Marie Dechêne. À la recherche de perfectionnement, elle s’inscrit la même année à l’Université du Québec à Hull au module des Arts plastiques. Puis, en 1989, elle participera au Centre d’exposition de Gatineau à une deuxième exposition d’aquarelles du collectif Contre-jour.

Elle peaufinera également sa formation en aquarelle avec les artistes Jacqueline Gougeon et Jean-Yves Guindon. En 1990, on la retrouve à Highwater pour un atelier d’été en compagnie d’aquarellistes renommés proches de la Société canadienne d’aquarelle (SCA). Cette même année-là, elle fréquentera également l’École d’art d’Ottawa. En 1991, elle participera au Théâtre de l’Ile de Hull, à une exposition d’aquarelles et de techniques-mixtes avec les artistes Marie Dechêne et Sylvie Bergeron.

En 1992, à nouveau au Théâtre de l’Ile, elle exposera des aquarelles et des techniques mixtes avec son amie aquarelliste, Marie Dechêne. Suite à cette exposition, elle se concentrera à un autre grand projet de vie : sa fille, Stéphanie. Durant les prochaines années, elle offrira quelques cours-maison d’aquarelle et suivra une semaine d’ateliers d’aquarelle à Highwater avec des aquarellistes de la SCA.

En 2008, un élément déclencheur fera en sorte qu’elle ajoutera, en plus de l’aquarelle, d’autres techniques et médiums à sa palette d’explorations. En effet, lors d’un atelier offert à l’École d’art et de créativité et animé par Louis Couture, elle aura un coup de coeur pour la technique du sgraffite qu’elle combinera à l’acrylique et l’huile, ses autres médiums de prédilection. Inspirée par ces nouvelles pistes et curieuse de pousser plus loin les nombreuses possibilités à sa portée, elle a participé sur une base régulière à la même école depuis plus de cinq ans. Elle a plusieurs expositions à son actif entre autres à Galerie Montcalm, à l’Espace Pierre-Debain et a également participé en 2012 au Symposium Gatineau en couleurs.

L’artiste à l’oeuvre lors du Symposium Gatineau en couleur 2012

Démarche artistique

Ses créations sont souvent au carrefour du réalisme et de l’abstraction. Aquarelliste dans l’âme, toujours à l’affût de transparence et de lumière, elle laisse couler la matière sur la toile, le papier ou sur panneau de bois. Élargissant son champs d’intervention, elle explore également les nombreuses possibilités que lui offrent d’autres médiums tels que l’acrylique, le pastel, les crayons d’aquarelles et d’encre, sans oublier tout le potentiel de ses photos personnelles retravaillées à l’ordinateur. Suivant son inspiration et tenant compte du sujet à traiter, elle utilise différents outils ou moyens tels que les pinceaux, les spatules et tous objets laissant des traces, des empreintes sur le canevas.   Ajoutant une autre dimension à ses toiles, elle intègre de petits objets hétéroclites collectionnés au fil des ans ainsi que des matières telles que le métal, les fibres de coton et de papier, et même l’intégration ou le transfert de ses photos.

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L’émotion et la passion de la couleur guident sa création qui transporte le spectateur dans un monde parfois imaginaire et organique, tout en lui laissant une part de liberté pour interpréter, filtrer cette création à sa guise. C’est pour Diane une façon bien personnelle de nous faire découvrir ce qui la fait vibrer ou rêver. Son inspiration souvent teintée de quotidien et parfois empreinte du passé, provient de différentes sources, y compris de ses photos, de poèmes qui l’allument et de ses souvenirs de voyages.

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